Dîlan S. a infiltré des groupes de gauche à Brême, dont Interventionistische Linke (Gauche interventionniste). Il travaillait pour une agence de renseignements. Il a participé à et aidé à organiser des actions de désobéissance civile, et participé à des évènements sociaux. Il habitait en colocation avec ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles.
María Ángeles Gómez Armendáriz a infiltré de nombreux groupes à Madrid, dont Madres Contra la Represión (Mères contre la répression) et d'autres groupes antifascistes et anti-répression. Elle a assisté à des réunions et manifestations. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Elle a été identifiée en partie car :
- Questionnée sur son parcours professionnel, elle a évité la question et n'a pas répondu.
- Quand on lui a demandé si elle était une infiltrée, elle n'a pas nié l'accusation.
Astrid Oppermann a infiltré des groupes à Hambourg, dont des groupes antifascistes et anti-répression. Elle a aussi assisté à un évènement au Danemark. Elle a assisté à et aidé à organiser des manifestations et évènements, et co-fondé un groupe antifasciste. À quelques reprises, elle a présenté des ami·e·s à d'autres militants qui étaient probablement ses vrais ami·e·s sous sa vraie identité. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Christian Høibø a infiltré des groupes de gauche et un centre social en Norvège. Il a aussi assisté à des manifestations en Allemagne et au Danemark. Il a initialement commencé l'infiltration pour son propre compte — pour collecter des informations pour son travail en tant que journaliste — et, en 2002, a été recruté par la police pour travailler pour eux comme infiltré. Il a assisté à des réunions et participé à des manifestations.
En 2013, il a révélé publiquement qu'il avait été un infiltré. La police a confirmé qu'il avait effectivement travaillé pour eux comme infiltré.
Mark Kennedy a infiltré de nombreux groupes écologistes, anti-capitalistes, et anarchistes au Royaume-Uni et à l'étranger. Il a participé à des manifestations, actions, et autres évènements en Allemagne, au Danemark, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Grèce, en Irlande, en Islande, en Italie, et en Pologne. Il travaillait pour la police dans l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. En 2010, il a aussi travaillé pour une entreprise de sécurité. Il a d'abord infiltré un centre social à Nottingham, au Royaume-Uni, avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il avait des cartes bancaires, des comptes bancaires, un passeport, et un permis de conduire sous son faux nom. À une reprise, il a présenté à ses colocataires deux personnes qui étaient soi-disant ses amis d'enfance, et qui étaient probablement en réalité d'autres officiers de police. À une reprise, il a utilisé une montre modifiée pour enregistrer les conversations de ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles, dont une qui a duré six ans.
Ses cibles ne savaient pas qu'il était marié et avait des enfants sous sa vraie identité. Il a été identifié car :
- Un jour, sa partenaire à long terme a trouvé son vrai passeport sous le nom « Mark Kennedy », ainsi que des emails indiquant qu'il avait des enfants.
- Sa partenaire à long terme et d'autres militant·e·s ont ensuite trouvé des preuves de sa vraie identité :
- Les listes électorales de son année de naissance ne listaient pas de « Mark Stone » mais listaient un « Mark Kennedy » qui était marié.
- Un site web de généalogie comprenait une entrée pour un « Mark John Kennedy », listé comme étant marié et ayant des enfants.
- Le certificat de naissance du fils de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police.
- Le certificat de naissance de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police, bien qu'il prétendait que son père était comptable.
- Le certificat de marriage de « Mark Kennedy » listait sa profession comme officier de police.
- Une fois mis face à des preuves, il a reconnu être un infiltré.
Paul Mercer a infiltré des groupes écologistes et des groupes anti-guerre au Royaume-Uni. Il travaillait pour des entreprises de sécurité, dont l'entreprise de sécurité LigneDeux Associates pour le compte de l'entreprise d'armement BAE Systems. Il a assisté à et aidé à organiser des manifestations et actions.
Adrian David Radford a infiltré des groupes de défense des droits des personnes gays et des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il travaillait pour des entreprises de sécurité. Il a assisté à des manifestations et a peut-être participé à des actions.
Edward Nicholas Gratwick a infiltré des groupes écologistes et des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à une manifestation en République Tchèque. Il travaillait pour l'entreprise de sécurité Verify. De 1995 à 2003, il a travaillé pour le compte de la police, puis il a travaillé pour le compte d'entreprises privées. Il a participé à et aidé à organiser de nombreuses manifestations, évènements, et actions. À de nombreuses reprises, la police a vraisemblablement perturbé ou empêché des actions sur la base d'informations qu'il avait fournies. À une reprise, il a accusé un·e autre militant·e d'être un·e infiltré·e. Il a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Il avait des comportements suspects. Par exemple, en 2003, il a demandé à être nommé comme inculpé dans un procès au civil contre des militant·e·s, vraisemblablement pour pouvoir accéder à leur stratégie de défense. Cela a été considéré comme suspect parce que les militant·e·s ne voulaient normalement pas être nommé·e·s comme inculpé·e·s car cela les exposait à des amendes et autres conséquences négatives.
- En 2004 ou 2005, un·e militant·e a révélé qu'un « contact bien placé dans l'industrie de la sécurité » avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2015, un·e militant·e a appris qu'en 2002, l'ancien infiltré Jim Boyling avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2016, une entreprise a été créée à l'adresse où l'entreprise de sécurité Verify avait été basée. L'entreprise listait deux directeurs, Gratwick et le fils d'un de fondateurs de Verify.
- En 2025, il a été accusé de délits sexuels sur mineurs. Au procès, dans le cadre de sa stratégie de défense, il a admis avoir été un infiltré.
« Dave Evans » a infiltré un parti politique trotskiste et des groupes de défense des droits des animaux à Londres. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il partageait un appartement avec un autre infiltré, « Jason Bishop ».
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Manfred Schlickenrieder a infiltré un large éventail de groupes de gauche et écologistes en Allemagne, ainsi qu'en Italie, aux Pays-Bas, et en Suisse. Il a notamment infiltré différents niveaux d'organisations de gauche révolutionnaires, dont la Fraction armée rouge en Allemagne et les Brigades rouges en Italie. Au fil de sa carrière, il a travaillé aussi bien pour des agences de renseignements d'État que pour des entreprises privées, dont les services de renseignements intérieurs et extérieurs allemands et l'entreprise de sécurité Hakluyt, qui entretenait des liens étroits avec les services de renseignements extérieurs britanniques et fournissait des informations aux multinationales pétrolières Shell et BP. Il se faisait passer pour un archiviste, réalisateur, et traducteur militant, ce qui lui permettait d'assister à des réunions secrètes, d'obtenir des documents, et de filmer des interviews, réunions, manifestations, actions, et autres évènements. Il a collecté des informations sur des centaines de militant·e·s. À une reprise, il a proposé de vendre des armes à feu à des membres d'un parti communiste clandestin, et a demandé en échange à savoir pour quoi les armes seraient utilisées.

Français
















