Dîlan S. a infiltré des groupes de gauche à Brême, dont Interventionistische Linke (Gauche interventionniste). Il travaillait pour une agence de renseignements. Il a participé à et aidé à organiser des actions de désobéissance civile, et participé à des évènements sociaux. Il habitait en colocation avec ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles.
María Victoria Canillas Sánchez a infiltré des groupes à Madrid, dont des centres sociaux et la branche locale du groupe écologiste Extinction Rebellion. Elle a d'abord infiltré une salle de sport dans un centre social avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Elle a assisté à des réunions. Elle a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles.
Elle a été identifiée car :
- Elle avait l'air à l'aise avec les sports de combat bien qu'elle prétendait n'en avoir jamais pratiqué.
- Elle avait une attitude très flatteuse envers les gens, et changeait ses opinions selon à qui elle parlait.
- Des photos d'elle sous son identité sous couverture correspondaient à des photos d'elle sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient des photos trouvées sur les réseaux sociaux.
Maria Isern Torres a infiltré des groupes à Girone, dont des groupes pro-indépendence. Elle a assisté à des manifestations et réunions. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom. Elle a eu une relation sexuelle et romantique avec l'une de ses cibles, O., pendant plusieurs années. Elle a vécu avec O. pendant un an et, à une reprise, l'a amené dans sa vraie maison de famille pour rencontrer sa vraie mère, qui était complice du subterfuge.
Daniel Hermoso Pérez a infiltré des groupes en Catalogne, dont le centre social La Cinètika à Barcelone. Il a d'abord infiltré une salle de sport à La Cinètika avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions de désobéissance cibile. Il a eu des relations sexuelles ou romantiques avec au moins neuf personnes et a utilisé ces relations pour accéder à des espaces militants.
Sergio Gigirey Amado a infiltré des groupes à Madrid, dont le groupe antifasciste Distrito 14, et le Movimiento Antirrepresivo de Madrid (Mouvement anti-répression de Madrid). Il a d'abord infiltré une banque alimentaire avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a assisté à des réunions et participé à des actions de désobéissance civile. À quelques reprises, lui et un autre infiltré, Carlos Pérez Moreno, ont participé aux mêmes actions. Il a partagé un appartement avec certaines de ses cibles et a eu une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles pendant plusieurs années.
Il a été identifié car :
- Des photos de lui sous son identité sous couverture correspondaient à des photos de lui sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient une vidéo de son assermentation comme officier de police et une photo d'une course à laquelle il s'était inscrit sous son vrai nom.
- Un employeur pour lequel il prétendait travailler a nié l'employer.
Heath Harmon a infiltré des manifestations contre l'oléoduc Dakota Access Pipeline. Il travaillait pour le Federal Bureau of Investigation (FBI). Il a été recruté par le FBI après qu'il ait contacté son frère, un officier de police, et demandé s'il pouvait aider en infiltrant les manifestations. Il a participé aux camps organisés en opposition au Dakota Access Pipeline. Il avait une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles.
Maria Böhmichen a infiltré des groupes anti-racistes et antifascistes à Hambourg. Elle a aussi assisté à des évènements et manifestations en Belgique, au Danemark, en France, et en Grèce. Elle a assisté à et aidé à organiser des évènements et manifestations. Elle a aussi assisté à des évènements sociaux dans des lieux publics et des domiciles privés. Elle a eu des relations sexuelles avec deux de ses cibles.
Mark Kennedy a infiltré de nombreux groupes écologistes, anti-capitalistes, et anarchistes au Royaume-Uni et à l'étranger. Il a participé à des manifestations, actions, et autres évènements en Allemagne, au Danemark, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Grèce, en Irlande, en Islande, en Italie, et en Pologne. Il travaillait pour la police dans l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. En 2010, il a aussi travaillé pour une entreprise de sécurité. Il a d'abord infiltré un centre social à Nottingham, au Royaume-Uni, avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il avait des cartes bancaires, des comptes bancaires, un passeport, et un permis de conduire sous son faux nom. À une reprise, il a présenté à ses colocataires deux personnes qui étaient soi-disant ses amis d'enfance, et qui étaient probablement en réalité d'autres officiers de police. À une reprise, il a utilisé une montre modifiée pour enregistrer les conversations de ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles, dont une qui a duré six ans.
Ses cibles ne savaient pas qu'il était marié et avait des enfants sous sa vraie identité. Il a été identifié car :
- Un jour, sa partenaire à long terme a trouvé son vrai passeport sous le nom « Mark Kennedy », ainsi que des emails indiquant qu'il avait des enfants.
- Sa partenaire à long terme et d'autres militant·e·s ont ensuite trouvé des preuves de sa vraie identité :
- Les listes électorales de son année de naissance ne listaient pas de « Mark Stone » mais listaient un « Mark Kennedy » qui était marié.
- Un site web de généalogie comprenait une entrée pour un « Mark John Kennedy », listé comme étant marié et ayant des enfants.
- Le certificat de naissance du fils de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police.
- Le certificat de naissance de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police, bien qu'il prétendait que son père était comptable.
- Le certificat de marriage de « Mark Kennedy » listait sa profession comme officier de police.
- Une fois mis face à des preuves, il a reconnu être un infiltré.
Rob Gilchrist a infiltré des groupes en Nouvelle-Zélande, dont des groupes écologistes, pour la défense des droits des animaux, et anti-guerre. Il travaillait pour la police. Il a assisté à des centaines de réunions, manifestations, et autres évènements. À plusieurs reprises, il a accusé d'autres militant·e·s d'être des infiltré·e·s. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles, dont une qui a duré quatre ans. Il a mené l'infiltration sous son vrai nom.
Il a été identifié car :
- Il a demandé à sa petite amie militante de corriger un problème avec son ordinateur.
- En essayant de réparer l'ordinateur, sa petite amie a découvert qu'il envoyait des emails suspects contenant des informations sur des groupes militants.
« Danielle Durand » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux en Autriche, dont Verein gegen Tierfabriken (VGT, Association contre l'élevage industriel). Elle a aussi assisté à des évènements aux Pays-Bas et en Suisse. Elle a assisté à des réunions, des manifestations, et autres évènements, et participé à des actions de désobéissance civile. Elle s'est liée d'amitié avec ses cibles. À une reprise, elle a pris deux bouteilles d'eau utilisées par des militant·e·s et les a données à la police pour qu'ils puissent prélever l'ADN des militant·e·s sur les bouteilles. Elle a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles. Son infiltration a contribué à des poursuites contre 13 militant·e·s, bien qu'ils aient au final tous été relaxé·e·s.
« Rob Harrison » a infiltré des groupes de gauche et anarchistes à Londres, dont des centres sociaux. Il a aussi assisté à une manifestation en Allemagne. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et des manifestations et organisé des évènements. Il a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Iris Plate a infiltré des groupes de gauche et des groupes queer à Hambourg, dont le centre social Rote Flora. Elle a assisté à et aidé à organiser des évènements politiques et des manifestations, et participé à des évènements sociaux. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom. Elle a eu des relations romantiques avec ses cibles.
Edward Nicholas Gratwick a infiltré des groupes écologistes et des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à une manifestation en République Tchèque. Il travaillait pour l'entreprise de sécurité Verify. De 1995 à 2003, il a travaillé pour le compte de la police, puis il a travaillé pour le compte d'entreprises privées. Il a participé à et aidé à organiser de nombreuses manifestations, évènements, et actions. À de nombreuses reprises, la police a vraisemblablement perturbé ou empêché des actions sur la base d'informations qu'il avait fournies. À une reprise, il a accusé un·e autre militant·e d'être un·e infiltré·e. Il a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Il avait des comportements suspects. Par exemple, en 2003, il a demandé à être nommé comme inculpé dans un procès au civil contre des militant·e·s, vraisemblablement pour pouvoir accéder à leur stratégie de défense. Cela a été considéré comme suspect parce que les militant·e·s ne voulaient normalement pas être nommé·e·s comme inculpé·e·s car cela les exposait à des amendes et autres conséquences négatives.
- En 2004 ou 2005, un·e militant·e a révélé qu'un « contact bien placé dans l'industrie de la sécurité » avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2015, un·e militant·e a appris qu'en 2002, l'ancien infiltré Jim Boyling avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2016, une entreprise a été créée à l'adresse où l'entreprise de sécurité Verify avait été basée. L'entreprise listait deux directeurs, Gratwick et le fils d'un de fondateurs de Verify.
- En 2025, il a été accusé de délits sexuels sur mineurs. Au procès, dans le cadre de sa stratégie de défense, il a admis avoir été un infiltré.
Carlo Soracchi a infiltré un parti politique trotskiste et des groupes antifascistes au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à un évènement en Italie. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et manifestations. Il avait un passeport sous son faux nom mais pas de carte bancaire. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec deux de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, personne n'avait rencontré sa famille, il avait tendance à disparaître pour de longues périodes, et il avait complètement disparu en 2006.
- Vers la fin de son infiltration, il a initié une relation avec une femme qui n'était pas active politiquement. Des militants ont découvert qu'un certain « Carlo Soracchi » était associé à l'adresse de la femme et ont trouvé un document indiquant que « Carlo Soracchi » était un officier de police.
- Pendant son infiltration, il a montré à un·e militant·e un album photo avec des photos de sa vraie famille. Des militant·e·s ont retrouvé ces mêmes photos sur des réseaux sociaux, associées au nom « Carlo Soracchi ».
James Thomson a infiltré des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni, dont Croydon Hunt Saboteurs (Saboteurs de chasse de Croydon). Il a aussi participé à une manifestation aux Pays-Bas. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions. Il avait une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Mark Jenner a infiltré des groupes antifascistes et d'autres groupes de gauche au Royaume-Uni. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et participé à des manifestations et actions. Il a eu une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles pendant cinq ans et a vécu avec elle pendant quatre de ces années.
Jim Boyling a infiltré des groupes écologistes au Royaume-Uni, dont le groupe anti-mondialisation Reclaim the Streets (Se réapproprier les rues). Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à et aidé à organiser des manifestations. À une reprise, il a été arrêté et poursuivi sous son identité sous couverture pour sa participation à une action de désobéissance civile (il a été relaxé). Il a eu des relations sexuelles avec trois de ses cibles.

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