Mohamed El Berkal a infiltré des groupes anti-racistes, antifascistes, et anarchistes en France. Il a aussi assisté à un évènement en Allemagne. Il a été recruté comme infiltré par la police après avoir été arrêté et menacé d'être envoyé en prison s'il ne devenait pas infiltré. Il a assisté à des réunions et participé à des actions. Il a pris en photo des visages, des réunions, et des espaces de vie et d'organisation.
Astrid Oppermann a infiltré des groupes à Hambourg, dont des groupes antifascistes et anti-répression. Elle a aussi assisté à un évènement au Danemark. Elle a assisté à et aidé à organiser des manifestations et évènements, et co-fondé un groupe antifasciste. À quelques reprises, elle a présenté des ami·e·s à d'autres militants qui étaient probablement ses vrais ami·e·s sous sa vraie identité. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Maria Böhmichen a infiltré des groupes anti-racistes et antifascistes à Hambourg. Elle a aussi assisté à des évènements et manifestations en Belgique, au Danemark, en France, et en Grèce. Elle a assisté à et aidé à organiser des évènements et manifestations. Elle a aussi assisté à des évènements sociaux dans des lieux publics et des domiciles privés. Elle a eu des relations sexuelles avec deux de ses cibles.
Christian Høibø a infiltré des groupes de gauche et un centre social en Norvège. Il a aussi assisté à des manifestations en Allemagne et au Danemark. Il a initialement commencé l'infiltration pour son propre compte — pour collecter des informations pour son travail en tant que journaliste — et, en 2002, a été recruté par la police pour travailler pour eux comme infiltré. Il a assisté à des réunions et participé à des manifestations.
En 2013, il a révélé publiquement qu'il avait été un infiltré. La police a confirmé qu'il avait effectivement travaillé pour eux comme infiltré.
« Gary Rayner » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux à Oxford. Il a aussi assisté à un évènement en Norvège. Il a assisté à des réunions et manifestations, et aidé à organiser des évènements. Pendant les deux premières années de son infiltration, il a vécu avec une femme qui était probablement aussi un officier de police.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s ont réalisé qu'il correspondait au profil d'un infiltré.
- Après sa disparition, des militant·e·s ont échoué à le trouver sur des documents officiels, comme les listes électorales.
Simon Bromma a infiltré des groupes de gauche et antifascistes à Heidelberg. Il a aussi assisté à un évènement en Belgique. Il a d'abord infiltré un groupe étudiant avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a participé à des manifestations.
Il a été identifié car :
- Avant le début de l'infiltration, en vacances en France, il a dit à une personne qu'il était un officier de police.
- En 2010, cette personne a voyagé à Heidelberg pour rendre visite à un·e ami·e des milieux de gauche. Elle a rencontré Simon Bromma par hasard à une fête, et a prévenu l'ami·e qu'il était un officier de police.
- Le jour suivant, une fois mis face à l'accusation qu'il était un officier de police, il a reconnu être un infiltré.
Mark Kennedy a infiltré de nombreux groupes écologistes, anti-capitalistes, et anarchistes au Royaume-Uni et à l'étranger. Il a participé à des manifestations, actions, et autres évènements en Allemagne, au Danemark, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Grèce, en Irlande, en Islande, en Italie, et en Pologne. Il travaillait pour la police dans l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. En 2010, il a aussi travaillé pour une entreprise de sécurité. Il a d'abord infiltré un centre social à Nottingham, au Royaume-Uni, avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il avait des cartes bancaires, des comptes bancaires, un passeport, et un permis de conduire sous son faux nom. À une reprise, il a présenté à ses colocataires deux personnes qui étaient soi-disant ses amis d'enfance, et qui étaient probablement en réalité d'autres officiers de police. À une reprise, il a utilisé une montre modifiée pour enregistrer les conversations de ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles, dont une qui a duré six ans.
Ses cibles ne savaient pas qu'il était marié et avait des enfants sous sa vraie identité. Il a été identifié car :
- Un jour, sa partenaire à long terme a trouvé son vrai passeport sous le nom « Mark Kennedy », ainsi que des emails indiquant qu'il avait des enfants.
- Sa partenaire à long terme et d'autres militant·e·s ont ensuite trouvé des preuves de sa vraie identité :
- Les listes électorales de son année de naissance ne listaient pas de « Mark Stone » mais listaient un « Mark Kennedy » qui était marié.
- Un site web de généalogie comprenait une entrée pour un « Mark John Kennedy », listé comme étant marié et ayant des enfants.
- Le certificat de naissance du fils de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police.
- Le certificat de naissance de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police, bien qu'il prétendait que son père était comptable.
- Le certificat de marriage de « Mark Kennedy » listait sa profession comme officier de police.
- Une fois mis face à des preuves, il a reconnu être un infiltré.
« Marco Jacobs » a infiltré des groupes anarchistes et anti-mondialisation au Royaume-Uni, notamment à Brighton et Cardiff. Il a aussi assisté à une manifestation en Allemagne et à une réunion en Pologne. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. Il a participé à des réunions, manifestations et actions. Il a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles pendant quelques semaines.
« Danielle Durand » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux en Autriche, dont Verein gegen Tierfabriken (VGT, Association contre l'élevage industriel). Elle a aussi assisté à des évènements aux Pays-Bas et en Suisse. Elle a assisté à des réunions, des manifestations, et autres évènements, et participé à des actions de désobéissance civile. Elle s'est liée d'amitié avec ses cibles. À une reprise, elle a pris deux bouteilles d'eau utilisées par des militant·e·s et les a données à la police pour qu'ils puissent prélever l'ADN des militant·e·s sur les bouteilles. Elle a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles. Son infiltration a contribué à des poursuites contre 13 militant·e·s, bien qu'ils aient au final tous été relaxé·e·s.
« Simon Wellings » a infiltré des groupes anti-mondialisation et anarchistes et Royaume-Uni, dont Globalise Resistance et « Dissent! ». Il a aussi assisté à des manifestations en Espagne, aux États-Unis, en France, et en Suisse. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et participé à des évènements et manifestations.
Il a été identifié en 2004 après avoir accidentellement laissé un message vocal sur le téléphone d'un·e autre militant·e dans lequel il discutait avec des officiers de police. Il a été exclu de Globalise Resistance mais l'identification n'a pas été rendue publique, et il a continué d'infiltrer d'autres groupes jusqu'en 2007.
« Rob Harrison » a infiltré des groupes de gauche et anarchistes à Londres, dont des centres sociaux. Il a aussi assisté à une manifestation en Allemagne. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et des manifestations et organisé des évènements. Il a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Carlo Soracchi a infiltré un parti politique trotskiste et des groupes antifascistes au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à un évènement en Italie. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et manifestations. Il avait un passeport sous son faux nom mais pas de carte bancaire. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec deux de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, personne n'avait rencontré sa famille, il avait tendance à disparaître pour de longues périodes, et il avait complètement disparu en 2006.
- Vers la fin de son infiltration, il a initié une relation avec une femme qui n'était pas active politiquement. Des militants ont découvert qu'un certain « Carlo Soracchi » était associé à l'adresse de la femme et ont trouvé un document indiquant que « Carlo Soracchi » était un officier de police.
- Pendant son infiltration, il a montré à un·e militant·e un album photo avec des photos de sa vraie famille. Des militant·e·s ont retrouvé ces mêmes photos sur des réseaux sociaux, associées au nom « Carlo Soracchi ».
« Ritchie Clark » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni, dont Bedford Animal Action. Il a aussi assisté à des manifestations en Allemagne et en Norvège. Il a assisté à des réunions et des manifestations, participé à des actions, et tenait régulièrement des stands d'information à propos des droits des animaux. À une reprise, il a accusé un·e militant·e d'être un·e espion·ne et demandé à ce qu'iel soit expulsé·e d'une réunion.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, il avait complètement disparu en 2006.
- Des militant·e·s ont échoué à le retrouver en Norvège, le pays où il avait prétendu qu'il déménageait avant de disparaître.
- En 2024, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Alfonso Collado Corrales a infiltré des groupes à Madrid, dont des groupes anti-mondialisation et des centres sociaux. Il a aussi assisté à une manifestation en Italie.
Le cas d'infiltration a été rendu public en 2025 quand un journaliste a publié un livre basé dessus. Le journaliste avait l'intention de garder secret le vrai nom de l'infiltré mais, dans des interviews pour promouvoir le livre, a laissé échapper des détails qui ont permis à des militant·e·s de trouver le nom.
« Rod Richardson » a infiltré des groupes anarchistes, antifascistes, et de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à des réunions et manifestations en France, en Italie, aux Pays-Bas, en République Tchèque, et en Suède. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. Il a assisté à des réunions et participé à des actions. À quelques reprises, il a présenté à des militant·e·s une femme qui était soi-disant sa partenaire, et qui était probablement en réalité un autre officier de police. Il a utilisé le nom et la date de naissance d'un vrai bébé qui était mort au bout de deux jours, vraisemblablement pour faciliter les processus administratifs liés à son identité sous couverture.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, il avait complètement disparu en 2003.
- Des militant·e·s ont trouvé un certificat de naissance avec son nom et sa date de naissance, ainsi qu'un certificat de décès avec le même nom daté deux jours plus tard, indiquant qu'il utilisait l'identité d'un bébé mort.
James Thomson a infiltré des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni, dont Croydon Hunt Saboteurs (Saboteurs de chasse de Croydon). Il a aussi participé à une manifestation aux Pays-Bas. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions. Il avait une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Manfred Schlickenrieder a infiltré un large éventail de groupes de gauche et écologistes en Allemagne, ainsi qu'en Italie, aux Pays-Bas, et en Suisse. Il a notamment infiltré différents niveaux d'organisations de gauche révolutionnaires, dont la Fraction armée rouge en Allemagne et les Brigades rouges en Italie. Au fil de sa carrière, il a travaillé aussi bien pour des agences de renseignements d'État que pour des entreprises privées, dont les services de renseignements intérieurs et extérieurs allemands et l'entreprise de sécurité Hakluyt, qui entretenait des liens étroits avec les services de renseignements extérieurs britanniques et fournissait des informations aux multinationales pétrolières Shell et BP. Il se faisait passer pour un archiviste, réalisateur, et traducteur militant, ce qui lui permettait d'assister à des réunions secrètes, d'obtenir des documents, et de filmer des interviews, réunions, manifestations, actions, et autres évènements. Il a collecté des informations sur des centaines de militant·e·s. À une reprise, il a proposé de vendre des armes à feu à des membres d'un parti communiste clandestin, et a demandé en échange à savoir pour quoi les armes seraient utilisées.

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