Neiva Marina Carmona Franco a infiltré des groupes écologistes à Madrid, dont les branches locales d'Extinction Rebellion et de Fridays for Future. Elle a participé à des actions de désobéissance civile. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Elle a rapidement été suspectée d'être une infiltrée parce qu'elle avait des comportements suspects, comme ne pas avoir de compte sur les réseaux sociaux. Elle a été identifiée quand des membres d'Extinction Rebellion ont utilisé une photocopie de sa carte d'identité pour demander un certificat de naissance auprès de la ville où elle prétendait être née, et ont découvert qu'elle n'était pas dans le registre de la ville.
María Victoria Canillas Sánchez a infiltré des groupes à Madrid, dont des centres sociaux et la branche locale du groupe écologiste Extinction Rebellion. Elle a d'abord infiltré une salle de sport dans un centre social avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Elle a assisté à des réunions. Elle a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles.
Elle a été identifiée car :
- Elle avait l'air à l'aise avec les sports de combat bien qu'elle prétendait n'en avoir jamais pratiqué.
- Elle avait une attitude très flatteuse envers les gens, et changeait ses opinions selon à qui elle parlait.
- Des photos d'elle sous son identité sous couverture correspondaient à des photos d'elle sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient des photos trouvées sur les réseaux sociaux.
Maria Isern Torres a infiltré des groupes à Girone, dont des groupes pro-indépendence. Elle a assisté à des manifestations et réunions. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom. Elle a eu une relation sexuelle et romantique avec l'une de ses cibles, O., pendant plusieurs années. Elle a vécu avec O. pendant un an et, à une reprise, l'a amené dans sa vraie maison de famille pour rencontrer sa vraie mère, qui était complice du subterfuge.
Lucía Rodríguez de Ves a infiltré des groupes à Madrid, dont le groupe antifasciste Distrito 104, le Movimiento Antirrepresivo de Madrid (Mouvement anti-répression de Madrid), et des centres sociaux. Elle a d'abord infiltré une salle de sport avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Elle a assisté à de nombreux évènements et manifestations et participé à des actions de désobéissance civile et des émeutes.
Elle a été identifiée en partie car :
- Son faux nom et son vrai nom étaient similaires : les deux contenaient « Lucía Rodríguez ».
- Des photos d'elle sous son identité sous couverture correspondaient à des photos d'elle sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient des photos postées par ses vrais proches sur les réseaux sociaux, sur lesquelles elle apparaissait.
Daniel Hermoso Pérez a infiltré des groupes en Catalogne, dont le centre social La Cinètika à Barcelone. Il a d'abord infiltré une salle de sport à La Cinètika avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions de désobéissance cibile. Il a eu des relations sexuelles ou romantiques avec au moins neuf personnes et a utilisé ces relations pour accéder à des espaces militants.
Ramón Muñoz Fernández a infiltré des groupes à Valence, dont des groupes luttant pour le droit au logement et un centre social. Il a assisté à et organisé des réunions et manifestations. Il a participé à des actions, dont la dégradation nocturne de barrières entourant des parcelles appartenant à un promoteur immobilier. Il avait une carte d'identité officielle et un numéro de sécurité sociale sous son faux nom.
Ignacio José Enseñat Guerra a infiltré des groupes à Barcelone, dont des groupes luttant pour le droit au logement et un syndicat étudiant. Il a assisté à des réunions et des manifestations et a participé à des actions de désobéissance civile. Il avait une carte d'identité officielle sous son faux nom, qu'il a utilisé pour ouvrir un compte bancaire et mener d'autres procédures administratives.
Il a été identifié en partie car :
- Son accent ne correspondait pas à la région d'Espagne dont il prétendait venir.
- Un appartement appartenant soi-disant à son oncle était listé dans des documents publics comme appartenant à une entreprise et classifié comme résidence de tourisme.
- Des photos de lui sous son identité sous couverture correspondaient à des photos de lui sous sa vraie identité.
Carlos Pérez Moreno a infiltré des groupes à Madrid, dont le groupe antifasciste Distrito 14. Il a d'abord infiltré une salle de sport avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions. À quelques reprises, lui et un autre infiltré, Sergio Gigirey Amado, ont participé aux mêmes actions.
Il a été identifié en partie car :
- Quand des personnes ont visité l'appartement où il prétendait vivre, l'eau du robinet était marron, comme si personne ne vivait là.
- Bien qu'il prétendait travailler pour une entreprise d'installation de climatiseurs, il assistait souvent à des évènements politiques pendant les heures de travail.
Álvaro Gaztelu Alcaire a infiltré des groupes à Lleida, dont des groupes pro-indépendence et un syndicat étudiant. Il a assisté à des manifestations et participé à des émeutes. Il avait une carte d'identité officielle sous son faux nom, qu'il a utilisé pour ouvrir un compte bancaire.
Il a été identifié en partie parce que des photos de lui sous son identité sous couverture correspondaient à des photos de lui sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient une vidéo de son assermentation comme officier de police et une photo d'une course à laquelle il avait participé sous sa vraie identité.
Sergio Gigirey Amado a infiltré des groupes à Madrid, dont le groupe antifasciste Distrito 14, et le Movimiento Antirrepresivo de Madrid (Mouvement anti-répression de Madrid). Il a d'abord infiltré une banque alimentaire avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il a assisté à des réunions et participé à des actions de désobéissance civile. À quelques reprises, lui et un autre infiltré, Carlos Pérez Moreno, ont participé aux mêmes actions. Il a partagé un appartement avec certaines de ses cibles et a eu une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles pendant plusieurs années.
Il a été identifié car :
- Des photos de lui sous son identité sous couverture correspondaient à des photos de lui sous sa vraie identité. Ces dernières comprenaient une vidéo de son assermentation comme officier de police et une photo d'une course à laquelle il s'était inscrit sous son vrai nom.
- Un employeur pour lequel il prétendait travailler a nié l'employer.
María Ángeles Gómez Armendáriz a infiltré de nombreux groupes à Madrid, dont Madres Contra la Represión (Mères contre la répression) et d'autres groupes antifascistes et anti-répression. Elle a assisté à des réunions et manifestations. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Elle a été identifiée en partie car :
- Questionnée sur son parcours professionnel, elle a évité la question et n'a pas répondu.
- Quand on lui a demandé si elle était une infiltrée, elle n'a pas nié l'accusation.
Belén Awad-Ratib Gómez a infiltré des groupes à Barcelone, dont des groupes pro-indépendence et pro-Palestine. Elle a assisté à des réunions et évènements et participé à des actions. Elle avait une carte d'identité officielle sous son faux nom, qu'elle a utilisé pour ouvrir un compte bancaire. Bien que son infiltration physique ait pris fin en 2020, elle est restée en contact par téléphone avec des militants jusqu'en 2023.
Luis Castilla Pérez a infiltré des groupes à Séville, dont des groupes anti-austérité et des groupes anarchistes, et des centres sociaux. Il a assisté à des réunions et des évènements. Il avait une carte d'identité officielle sous son faux nom.
Il a été identifié car :
- Des militant·e·s ont commencé à suspecter qu'il était un infiltré parce que bien qu'il était très actif dans leurs groupes, personne ne le connaissait bien.
- Quand on lui a demandé de montrer qu'il n'était pas un infiltré, il n'a pas réussi à le faire et a disparu dans des circonstances très suspectes.
José Manuel Iglesias Romero a infiltré des groupes anti-mondialisation dans les Asturies. Il a assisté à des réunions et manifestations.
Il a été identifié quand une personne qui le connaissait sous sa vraie identité comme officier de police l'a reconnu par hasard à une manifestation.
Alfonso Collado Corrales a infiltré des groupes à Madrid, dont des groupes anti-mondialisation et des centres sociaux. Il a aussi assisté à une manifestation en Italie.
Le cas d'infiltration a été rendu public en 2025 quand un journaliste a publié un livre basé dessus. Le journaliste avait l'intention de garder secret le vrai nom de l'infiltré mais, dans des interviews pour promouvoir le livre, a laissé échapper des détails qui ont permis à des militant·e·s de trouver le nom.
« Fernando Pérez López » a infiltré des groupes à Madrid. Il a d'abord infiltré des groupes de soutien aux prisionniè·re·s, avant de passer à l'infiltration du groupe marxiste-léniniste de guérilla urbaine Grupos de Resistencia Antifascista Primero de Octubre (GRAPO, Groupes de résistance antifasciste du premier octobre). Il a assisté à et aidé à organiser des évènements et manifestations. À une reprise, il a présenté à d'autres militant·e·s une femme qui était soi-disant sa mère, bien qu'elle ne l'était sans doute pas, ainsi que des personnes qui étaient soi-disant ses amis, bien qu'ils ne l'étaient sans doute pas. Son infiltration a mené à l'arrestation de membres des GRAPO.

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