« Gary Rayner » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux à Oxford. Il a aussi assisté à un évènement en Norvège. Il a assisté à des réunions et manifestations, et aidé à organiser des évènements. Pendant les deux premières années de son infiltration, il a vécu avec une femme qui était probablement aussi un officier de police.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s ont réalisé qu'il correspondait au profil d'un infiltré.
- Après sa disparition, des militant·e·s ont échoué à le trouver sur des documents officiels, comme les listes électorales.
Mark Kennedy a infiltré de nombreux groupes écologistes, anti-capitalistes, et anarchistes au Royaume-Uni et à l'étranger. Il a participé à des manifestations, actions, et autres évènements en Allemagne, au Danemark, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Grèce, en Irlande, en Islande, en Italie, et en Pologne. Il travaillait pour la police dans l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. En 2010, il a aussi travaillé pour une entreprise de sécurité. Il a d'abord infiltré un centre social à Nottingham, au Royaume-Uni, avant de passer à l'infiltration d'autres groupes. Il avait des cartes bancaires, des comptes bancaires, un passeport, et un permis de conduire sous son faux nom. À une reprise, il a présenté à ses colocataires deux personnes qui étaient soi-disant ses amis d'enfance, et qui étaient probablement en réalité d'autres officiers de police. À une reprise, il a utilisé une montre modifiée pour enregistrer les conversations de ses cibles. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec ses cibles, dont une qui a duré six ans.
Ses cibles ne savaient pas qu'il était marié et avait des enfants sous sa vraie identité. Il a été identifié car :
- Un jour, sa partenaire à long terme a trouvé son vrai passeport sous le nom « Mark Kennedy », ainsi que des emails indiquant qu'il avait des enfants.
- Sa partenaire à long terme et d'autres militant·e·s ont ensuite trouvé des preuves de sa vraie identité :
- Les listes électorales de son année de naissance ne listaient pas de « Mark Stone » mais listaient un « Mark Kennedy » qui était marié.
- Un site web de généalogie comprenait une entrée pour un « Mark John Kennedy », listé comme étant marié et ayant des enfants.
- Le certificat de naissance du fils de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police.
- Le certificat de naissance de « Mark Kennedy » listait la profession du père comme officier de police, bien qu'il prétendait que son père était comptable.
- Le certificat de marriage de « Mark Kennedy » listait sa profession comme officier de police.
- Une fois mis face à des preuves, il a reconnu être un infiltré.
Matthew Gibbons a infiltré des manifestations antifascistes au Royaume-Uni. Il travaillait pour la police.
« Marco Jacobs » a infiltré des groupes anarchistes et anti-mondialisation au Royaume-Uni, notamment à Brighton et Cardiff. Il a aussi assisté à une manifestation en Allemagne et à une réunion en Pologne. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. Il a participé à des réunions, manifestations et actions. Il a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles pendant quelques semaines.
Toby Kendall a infiltré des groupes au Royaume-Uni, dont le groupe écologiste Plane Stupid. Il travaillait pour l'entreprise de sécurité C2-i International. Il a assisté à des réunions et participé à des actions de désobéissance civile.
Il a été identifié car :
- Il avait des comportements suspects, comme toujours arriver en premier aux réunions, toujours faire pression en faveur de l'action directe, et être trop bien habillé.
- Son nom n'apparaissait pas sur les listes électorales de la ville où il prétendait habiter, ni dans les archives de l'équipe de sport pour laquelle il prétendait avoir joué.
- Pour essayer de confirmer qu'il était un infiltré, des militant·e·s lui ont donné de fausses informations, et les informations ont été publiées dans la presse.
- Des militant·e·s ont montré sa photo à une personne à l'université où il prétendait avoir étudié, et la personne l'a reconnu et a fourni son vrai nom.
- Une recherche sur Internet avec son vrai nom a révélé qu'il travaillait pour C2-i International.
« Lynn Watson » a infiltré des groupes écologistes et anti-guerre au Royaume-Uni, dont un centre social à Leeds. Elle faisait partie de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. Elle a assisté à et aidé à organiser des manifestations et autres évènements. À une reprise, elle a présenté à d'autres militant·e·s un homme qui était soi-disant son partenaire, et qui était probablement en réalité un autre officier de police. Bien qu'elle n'ait pas eu de relations romantiques ou sexuelles prolongées avec ses cibles, elle a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles à au moins une reprise.
Elle a été identifiée car :
- Elle avait des comportements suspects, comme avoir une affiche chez elle qui était plus radicale que ses opinions apparentes, toujours garder une pièce de son domicile fermée, et préférer dormir dans des hôtels plutôt que dans des chambres d'appoint chez des amis.
- Des militant·e·s n'ont pas réussi à vérifier ses affirmations que sa famille vivait à Farnborough et que son premier et son deuxième partenaire étaient un serrurier de Northampton et un photographe de Coventry, respectivement.
- Après avoir été lui-même identifié, l'infiltré Mark Kennedy a confirmé qu'elle était une infiltrée.
- Après avoir été mise face à des preuves, la police a confirmé à des journalistes qu'elle était une infiltrée.
Paul Mercer a infiltré des groupes écologistes et des groupes anti-guerre au Royaume-Uni. Il travaillait pour des entreprises de sécurité, dont l'entreprise de sécurité LigneDeux Associates pour le compte de l'entreprise d'armement BAE Systems. Il a assisté à et aidé à organiser des manifestations et actions.
Adrian David Radford a infiltré des groupes de défense des droits des personnes gays et des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il travaillait pour des entreprises de sécurité. Il a assisté à des manifestations et a peut-être participé à des actions.
« Simon Wellings » a infiltré des groupes anti-mondialisation et anarchistes et Royaume-Uni, dont Globalise Resistance et « Dissent! ». Il a aussi assisté à des manifestations en Espagne, aux États-Unis, en France, et en Suisse. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et participé à des évènements et manifestations.
Il a été identifié en 2004 après avoir accidentellement laissé un message vocal sur le téléphone d'un·e autre militant·e dans lequel il discutait avec des officiers de police. Il a été exclu de Globalise Resistance mais l'identification n'a pas été rendue publique, et il a continué d'infiltrer d'autres groupes jusqu'en 2007.
« Rob Harrison » a infiltré des groupes de gauche et anarchistes à Londres, dont des centres sociaux. Il a aussi assisté à une manifestation en Allemagne. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et des manifestations et organisé des évènements. Il a eu des relations sexuelles avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
« Dave Jones » a mené deux infiltrations. D'abord, en 2001, au sein de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit, il a infiltré un groupe anarchiste au Royaume-Uni. Puis, de 2005 à 2007, au sein de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad et sous la même identité sous couverture, il a infiltré des groupes écologistes et des centres sociaux à Londres. Il a assisté à des réunions et des manifestations et participé à des actions.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Edward Nicholas Gratwick a infiltré des groupes écologistes et des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à une manifestation en République Tchèque. Il travaillait pour l'entreprise de sécurité Verify. De 1995 à 2003, il a travaillé pour le compte de la police, puis il a travaillé pour le compte d'entreprises privées. Il a participé à et aidé à organiser de nombreuses manifestations, évènements, et actions. À de nombreuses reprises, la police a vraisemblablement perturbé ou empêché des actions sur la base d'informations qu'il avait fournies. À une reprise, il a accusé un·e autre militant·e d'être un·e infiltré·e. Il a eu une relation sexuelle avec l'une de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Il avait des comportements suspects. Par exemple, en 2003, il a demandé à être nommé comme inculpé dans un procès au civil contre des militant·e·s, vraisemblablement pour pouvoir accéder à leur stratégie de défense. Cela a été considéré comme suspect parce que les militant·e·s ne voulaient normalement pas être nommé·e·s comme inculpé·e·s car cela les exposait à des amendes et autres conséquences négatives.
- En 2004 ou 2005, un·e militant·e a révélé qu'un « contact bien placé dans l'industrie de la sécurité » avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2015, un·e militant·e a appris qu'en 2002, l'ancien infiltré Jim Boyling avait affirmé que Gratwick était un infiltré.
- En 2016, une entreprise a été créée à l'adresse où l'entreprise de sécurité Verify avait été basée. L'entreprise listait deux directeurs, Gratwick et le fils d'un de fondateurs de Verify.
- En 2025, il a été accusé de délits sexuels sur mineurs. Au procès, dans le cadre de sa stratégie de défense, il a admis avoir été un infiltré.
Carlo Soracchi a infiltré un parti politique trotskiste et des groupes antifascistes au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à un évènement en Italie. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et manifestations. Il avait un passeport sous son faux nom mais pas de carte bancaire. Il a eu des relations romantiques et sexuelles avec deux de ses cibles.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, personne n'avait rencontré sa famille, il avait tendance à disparaître pour de longues périodes, et il avait complètement disparu en 2006.
- Vers la fin de son infiltration, il a initié une relation avec une femme qui n'était pas active politiquement. Des militants ont découvert qu'un certain « Carlo Soracchi » était associé à l'adresse de la femme et ont trouvé un document indiquant que « Carlo Soracchi » était un officier de police.
- Pendant son infiltration, il a montré à un·e militant·e un album photo avec des photos de sa vraie famille. Des militant·e·s ont retrouvé ces mêmes photos sur des réseaux sociaux, associées au nom « Carlo Soracchi ».
« Ritchie Clark » a infiltré des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni, dont Bedford Animal Action. Il a aussi assisté à des manifestations en Allemagne et en Norvège. Il a assisté à des réunions et des manifestations, participé à des actions, et tenait régulièrement des stands d'information à propos des droits des animaux. À une reprise, il a accusé un·e militant·e d'être un·e espion·ne et demandé à ce qu'iel soit expulsé·e d'une réunion.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, il avait complètement disparu en 2006.
- Des militant·e·s ont échoué à le retrouver en Norvège, le pays où il avait prétendu qu'il déménageait avant de disparaître.
- En 2024, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
« Jason Bishop » a infiltré des groupes écologistes et anarchistes à Londres. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et aidé à organiser des manifestations et des actions. Il partageait un appartement avec un autre infilté, « Dave Evans ».
« Jackie Anderson » a infiltré des groupes écologistes et anarchistes au Royaume-Uni. Elle faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'elle avait été une infiltrée.
« Dave Evans » a infiltré un parti politique trotskiste et des groupes de défense des droits des animaux à Londres. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il partageait un appartement avec un autre infiltré, « Jason Bishop ».
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Martin Hogbin a infiltré le groupe militant Campaign Against Arms Trade (CAAT, Campagne contre le commerce des armes). Il a travaillé pour l'entreprise de sécurité Threat Response International pour le compte de l'entreprise d'armement BAE Systems. Il a participé à des manifestations et aidé à organiser des évènements. Il a collecté des informations sur des militant·e·s qui ont ensuite été fournies à BAE Systems. Il a mené l'infiltration sous sa vraie identité.
Il a été identifié car :
- En 2003, des journalistes ont publié un article selon lequel CAAT avait été infiltré entre 1995 et 1997.
- Après la publication de l'article, dans le but de découvrir de potentiels infiltrés, des militant·e·s de la CAAT ont analysé les emails envoyés depuis les bureaux du groupe en 2002 et 2003. Ils ont découvert que Martin Hogbin avait envoyé de nombreux emails contenant des informations sensibles à des adresses email suspectes.
- Une fois mis face à cette découverte, Martin Hogbin n'a pas donné d'explication plausible de pourquoi il avait envoyé les emails.
« Rod Richardson » a infiltré des groupes anarchistes, antifascistes, et de défense des droits des animaux au Royaume-Uni. Il a aussi assisté à des réunions et manifestations en France, en Italie, aux Pays-Bas, en République Tchèque, et en Suède. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture National Public Order Intelligence Unit. Il a assisté à des réunions et participé à des actions. À quelques reprises, il a présenté à des militant·e·s une femme qui était soi-disant sa partenaire, et qui était probablement en réalité un autre officier de police. Il a utilisé le nom et la date de naissance d'un vrai bébé qui était mort au bout de deux jours, vraisemblablement pour faciliter les processus administratifs liés à son identité sous couverture.
Il a été identifié car :
- Après que plusieurs infiltré·e·s ont été identifié·e·s au Royaume-Uni à partir de 2011, des militant·e·s se sont rendu compte qu'il correspondait au profil d'un infiltré. Notamment, il avait complètement disparu en 2003.
- Des militant·e·s ont trouvé un certificat de naissance avec son nom et sa date de naissance, ainsi qu'un certificat de décès avec le même nom daté deux jours plus tard, indiquant qu'il utilisait l'identité d'un bébé mort.
James Thomson a infiltré des groupes de défense des droits des animaux au Royaume-Uni, dont Croydon Hunt Saboteurs (Saboteurs de chasse de Croydon). Il a aussi participé à une manifestation aux Pays-Bas. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des manifestations et participé à des actions. Il avait une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
« Dave Hagan » a infiltré des groupes anti-racistes et anarchistes à Londres. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad.
En 2018, une commission d'enquête sur les opérations policières sous couverture a révélé qu'il avait été un infiltré.
Mark Jenner a infiltré des groupes antifascistes et d'autres groupes de gauche au Royaume-Uni. Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à des réunions et participé à des manifestations et actions. Il a eu une relation romantique et sexuelle avec l'une de ses cibles pendant cinq ans et a vécu avec elle pendant quatre de ces années.
Jim Boyling a infiltré des groupes écologistes au Royaume-Uni, dont le groupe anti-mondialisation Reclaim the Streets (Se réapproprier les rues). Il faisait partie de l'unité de police sous couverture Special Demonstration Squad. Il a assisté à et aidé à organiser des manifestations. À une reprise, il a été arrêté et poursuivi sous son identité sous couverture pour sa participation à une action de désobéissance civile (il a été relaxé). Il a eu des relations sexuelles avec trois de ses cibles.

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